Libre
Chère Consoeur, Cher Confrère,
Nous le partageons tous :
Un rendez-vous historique a été manqué, du temps précieux a été perdu. Qui a envie de reprendre votre Étude ?
Nous le constatons tous :
Le Commissaire de Justice est le métier au potentiel le plus élevé mais le moins préparé aux évolutions sociétales et technologiques.
Nous le voulons tous :
Pas de soumission, notre profession doit être enfin respectée et défendue.
Nous voulons retrouver :
- La liberté de vivre de notre activité.
- La liberté de développer notre activité.
- La liberté de choisir et de transmettre.
Confraternels
Nous, Commissaires de Justice, nous sommes unis parce que nous voulons retrouver nos libertés.
- Liberté de vivre de notre activité.
- Liberté de développer notre activité.
- Liberté de choisir et de transmettre.
La responsabilité du Bureau qui a été élu fin juin 2022 était d’assurer l’avenir de la profession de Commissaire de Justice. Entre 2022 et aujourd’hui, notre profession a perdu un temps précieux et du terrain.
Sommes-nous plus forts qu’en 2022 ? Serons-nous plus fort en 2028 ?
Rattraper le temps perdu passe par se reconcentrer sur les Études et les Commissaires de Justice.
Moins de communication, moins de frais de représentation, les Commissaires de Justice veulent plus d’avenir et de rémunération, plus de liberté.
La liberté n’est pas empêchée dans un métier réglementé, au contraire. Il faut enfin faire confiance aux Commissaires de Justice et leur laisser plus de liberté.
Et leur laisser plus de liberté, c’est leur donner plus de force.
Les difficultés économiques accablent les Études, nous n’avons plus le choix, il faut faire vite avec un projet qui soit à la hauteur de notre belle profession.
Avec vous et pour vous, nous obtiendrons plus de liberté grâce à :
- L’élargissement du périmètre de nos missions pour plus d’activité.
- L’augmentation de la rémunération.
- L’augmentation de la valeur de notre profession et de votre actif.
L'élargissement du périmètre de nos missions
Le développement économique des Études n’a jamais été un sujet prioritaire, il est pourtant essentiel. La rémunération doit augmenter et plus que l’inflation. Nous devons rendre plus lucratives notre profession et notre expertise. Il s’agit d’une mesure juste et nécessaire. Notre statut doit obtenir de nouvelles missions exclusives.
Ne rien céder et défendre sans faiblesse les activités régaliennes.
Conclure un contrat d’objectifs et de moyens avec les pouvoirs publics pour les 5 années à venir. Ce contrat établira les nouveaux domaines dans lesquels se déploieront les missions du Commissaire de Justice comme tiers de confiance et acteur incontestable de la Justice : constat digital, facture électronique, TVA, actes digitalisés, mails sécurisés….
Renforcer le rôle des Commissaires de Justice dans le recouvrement et l’exécution des décisions judiciaires.
Promouvoir le constat : déployer tous les outils numériques propres à la profession et obtenir l’égalité des accès aux renseignements, que la créance soit publique ou privée.
Promouvoir les activités concurrentielles : recouvrement amiable, administration de biens, médiation.
Recouvrement amiable : en bout de chaine, notre rôle est indispensable et doit être accru.
Administration de biens : les compétences doivent être étendues dans les services de médiation et de négociation immobilière.
Médiation : prolongement naturel de notre profession, cette compétence doit être reconnue.
Moderniser la profession avec la digitalisation des actes et la simplification des procédures.
L'augmentation de la rémunération
Il n’est pas nécessaire de tergiverser. Nous devons gagner plus car nous travaillons plus. Le tarif doit être en hausse, plus que l’inflation, au moins pour rattraper les deux baisses de tarif.
Parallèlement, d’importantes économies seront réalisées :
Baisse des coûts de fonctionnement de la Chambre.
Digitalisation des Études grâce à nos outils souverains et une R&D interne.
L’Augmentation de la valeur de notre profession et de votre actif
L’attractivité de notre profession : un métier de liberté et de confiance, une activité qui permet de bien vivre de son travail, la rémunération est la clé.
L’attractivité de notre expertise : nous nous sommes adaptés aux enjeux sociétaux, nous disposons de nos outils numériques, nous avons donc une expertise propre qu’il faut faire connaître en rendant le tarif et nos performances plus lisibles.
L’attractivité de la formation : prolonger les échanges avec les meilleures formations juridiques universitaires, financer les chaires des meilleures écoles de droit.
La qualité de la formation initiale et continue : délivrer des certificats de spécialités, animer des formations en ligne très concrètes pour le quotidien de travail des Études.
La confiance dans son avenir : créer une Convention des jeunes Commissaires de Justice et co-organiser des conférences avec les Facultés de droit.
La réforme tant attendue et qui n’attendra pas
La profession doit avoir enfin confiance dans son ordre. Inévitablement :
Le rôle des délégués sera renforcé, ils doivent être appuyés par la Chambre au niveau local.
Une conférence des Présidents régionaux sera enfin installée, elle participera à la prise de décision.
Des référendums professionnels seront lancés pour les décisions à fort enjeu.
Diffuser les meilleures pratiques et favoriser les collaborations inter-cours.
PROGRAMME – PLUS, BEAUCOUP PLUS
5 piliers. 25 engagements. Une profession à reconstruire.
PILIER 1 – Plus, beaucoup plus de démocratie partagée
Pour une gouvernance claire, responsable, participative et éthique.
Objectif : Rétablir la confiance en instaurant un fonctionnement lisible, collégial et ouvert à toutes et à tous.
- 1 Publication intégrale des budgets, comptes et contrats
Tous les documents budgétaires et financiers seront rendus accessibles à la profession, chaque année. La transparence sera la règle, non l’exception. - 2 Ordres du jour et procès-verbaux systématiquement publiés
Pas de réunions à huis clos : les délégués et les professionnels seront informés des décisions débattues et prises. - 3 Droits renforcés pour les délégués
Ils pourront proposer des textes, amender les décisions et interpeller publiquement les dirigeants. La démocratie ne s’arrête pas au moment du vote. - 4 Plateforme de démocratie directe
Les grands choix stratégiques (budget, réformes) seront soumis à consultation directe via une plateforme nationale sécurisée pour tous les Commissaires de Justice. - 5 Parité inscrite dans les textes
Toutes les instances majeures devront être dirigées par un binôme femme/homme. Cette parité sera obligatoire et vérifiable.
PILIER 2 – Plus, beaucoup plus de proximité
Pour rapprocher la gouvernance du terrain, réduire les coûts et renforcer les territoires.
Objectif : Supprimer les flux financiers ascendants vers la CNCJ et redonner aux régions leur autonomie pleine et entière.
- 6 Fin des cotisations régionales vers la CNCJ
L’argent des territoires restera dans les territoires. Plus aucune ponction nationale ne sera autorisée sur les budgets régionaux. - 7 Autonomie budgétaire des Chambres régionales
Chaque région gèrera son propre budget, selon ses besoins, ses réalités et ses priorités. - 8 Déconcentration des services nationaux
Les services utiles à la profession – aujourd’hui concentrés à Paris – seront progressivement transférés vers les territoires pour un meilleur service et un coût moindre. - 9 Fusion des structures redondantes
Les services nationaux seront audités, rationalisés ou supprimés si redondants. Objectif : faire simple, efficace et économique. - 10 Contrat d’objectifs triennal signé avec la Chambre nationale.
Chaque Chambre régionale signera un contrat triennal avec la Chambre nationale, définissant ses priorités, son budget dédié et ses indicateurs de performance. Ces accords permettront un pilotage clair, public et évalué des actions territoriales. Ils ouvriront la voie à des expérimentations locales encadrées et responsabilisantes.
PILIER 3 – Plus, beaucoup plus de pouvoir économique
Pour garantir à chaque professionnel un cadre stable, protégé et valorisé.
Objectif : Donner à la profession les moyens de vivre, de se développer et de retrouver son autonomie économique.
- 11 Revalorisation du tarif réglementé et gel des installations dans les zones saturées
Le tarif doit être revu pour mieux rémunérer les actes à haute responsabilité et inclure une clause d’indexation automatique sur l’inflation. Un moratoire doit être instauré dans les zones où l’offre dépasse largement la demande, pour stopper la paupérisation. - 12 Négociation d’un pacte de missions publiques avec l’État
Pour inscrire la profession dans la durée, il faut signer un pacte solennel avec l’État pour chercher de nouvelles délégations de missions dans le cadre d’un accord formel avec l’État, y compris pour accès plus facilité et sécurisé aux informations. - 13 Plan de sauvegarde de la signification
Contrairement à la communication officielle, la signification n’a jamais été aussi menacée. La compétence nationale se profile. Il faut s’y opposer et revenir aux fondamentaux de notre profession et mettre en œuvre un plan national pour préserver le maillage territorial, en s’appuyant sur le numérique. - 14 Réforme du Service de Compensation des TransportsRemettre à plat la dernière réforme du Service de Compensation des Transports, qui contribue à la destruction du maillage territorial et qui oppose inutilement les grosses aux petites structures.
- 15 Faire de la formation un levier économiqueMettre la formation au service du développement des Études et de l’attractivité de la profession : gratuité de la formation obligatoire, modules qualifiants ponctuels pour les Commissaires de Justice et leurs salariés, plateforme de recrutement centralisée, bourses d’échanges de collaborateurs à temps partiel et outil d’IA de consultation juridique professionnelle. Un dispositif complet, pensé comme un investissement collectif pour renforcer les compétences, fluidifier l’emploi et soutenir la croissance des Offices.
PILIER 4 – Plus, beaucoup plus d’unité professionnelle
Pour faire naître un véritable corps commun, éthique, solidaire et respectueux.
Objectif : Mettre fin aux divisions héritées de la fusion, tourner la page des conflits internes et bâtir une profession unie autour d’une identité commune et solidaire.
- 16 Commission nationale paritaire de rapprochement
Créer une commission nationale paritaire, composée à parts égales de membres issus des deux anciennes professions, chargée de mettre en place des objectifs et des règles communs.
Son rôle : établir un diagnostic lucide, produire un rapport partagé et proposer des mesures concrètes pour construire une identité commune dans le respect, loin des jeux d’influence et des calculs politiques. - 17 Refonte du règlement intérieur de la Chambre nationale
Réécrire entièrement le règlement intérieur, aujourd’hui déjà obsolète, pour en faire le socle d’une gouvernance équilibrée, respectueuse des deux anciennes professions, transparente et loyale. Ce nouveau texte, élaboré en concertation, garantira l’équité et la collégialité. - 18 Réouverture du dialogue avec les libres installés
Mettre en place un groupe de travail national paritaire pour retisser le lien entre libres installés et Confrères issus de la profession historique. Objectif : sortir de l’opposition stérile, partager les réalités de terrain et construire des passerelles respectueuses et équilibrées. - 19 Rendre la discipline véritablement indépendante
Tirer les leçons de trois années d’instrumentalisation disciplinaire : la procédure est trop souvent dévoyée. Nous ouvrirons un dialogue avec les pouvoirs publics pour réformer le système et garantir une discipline impartiale, protectrice et indépendante, à l’abri des pressions locales ou nationales. - 20 Renforcer l’indépendance et le rôle du Collège de déontologieDonner au Collège de déontologie une place centrale : instance nationale, indépendante, garante d’une lecture uniforme et apaisée des règles déontologiques. Son rôle doit être renforcé, ses avis rendus plus accessibles, afin de prévenir les interprétations locales abusives et limiter toute instrumentalisation de la déontologie.
PILIER 5 – Plus, beaucoup plus d’égalité
Pour faire du respect mutuel et de l’égalité une réalité vécue dans toutes les dimensions de la vie professionnelle.
Objectif : La charte de l’égalité femme / homme a marqué une première étape. Il est temps d’aller plus loin, en lui donnant une portée concrète dans les pratiques et en élargissant cette exigence d’équité à l’ensemble des relations professionnelles : entre associés, collaborateurs, jeunes installés, femmes et hommes, issus de tous les parcours.
- 21 Binômes femme / homme obligatoires dans toutes les structures
La Présidence et la Vice-Présidence de toutes les instances nationales et régionales devront être confiées à un binôme femme / homme, sur la base d’une parité obligatoire inscrite dans les statuts. - 22 Parité dans toutes les commissions
Toutes les commissions, groupes de travail ou délégations devront viser une composition paritaire ou une alternance équilibrée, pour garantir une représentation équitable et plurielle dans la gouvernance. - 23 Observatoire de l’égalité
Création d’une instance permanente chargée de mesurer l’égalité femme / homme dans la profession, de publier des indicateurs annuels transparents et de formuler des recommandations. Elle servira à protéger les employeurs en donnant un cadre clair et objectif pour prévenir toute discrimination et garantir un exercice professionnel réellement égalitaire. - 24 Charte pour des relations professionnelles éthiques
Adoption d’une charte nationale définissant les principes de respect, d’équité et de loyauté dans les relations de travail au sein des Études, quel que soit le statut. Elle servira de référence pour prévenir les abus, apaiser les tensions et instaurer une culture professionnelle digne et saine. - 25 Référent égalité indépendant
Désignation d’un référent extérieur et neutre, habilité à recevoir les signalements liés à des situations de discrimination, de harcèlement ou de conflit déontologique autour de l’égalité. Il pourra proposer des médiations, des recommandations ou des signalements aux instances compétentes.